Vous z'avez r'marqué ? - Volume 15 : La panne d'électricité sélective dans Halloween 6

Vous z'avez r'marqué ? - Volume 15 : La panne d'électricité sélective dans Halloween 6
Dans Halloween 6 - La Malédiction, quand John Strode débarque dans sa maison abandonnée, les plombs ne tardent pas à sauter. "Encore un coup du bourreau masqué !" clamera-t-il, amusé, loin de se douter que le croquemitaine l'attend bel et bien dans la cave. Là-bas, John tombera tout d'abord sur son lave-linge en fin de cycle essorage. Un élément complètement incongru dont il ne manquera pas de relever toute l'absurdité. À compter que cet élément incohérent a vraiment été volontaire dans le scénario... Comment s'explique-t-il dans le film malgré tout ? De plus, quelques minutes plus tard, ce sont Tim et Beth qui se voient dans l'obligation de s'éclairer à la bougie pour palier à la panne d'électricité. Pourtant, Kara, qui les observe depuis la demeure d'en face, leur passe alors un coup de fil. Sans électricité dans la maison, comment diable le téléphone peut-il encore sonner ?

Au z'hasard : Vous z'avez r'marqué ? - Volume 6 :
Le meurtre factice de Tina Williams dans Halloween 5

# Posté le mardi 13 octobre 2009 21:32

News Octobre 2009 : Halloween II s'étale, Halloween 3 s'efface

News Octobre 2009 : Halloween II s'étale, Halloween 3 s'efface
Bonne nouvelle : les fans auront un peu de temps supplémentaire pour respirer avant de voir un troisième retour de Michael Myers à la sauce Rob Zombie. En effet, après avoir trouvé son scénariste et son réalisateur, Halloween 3D se fait évinscer des projets de la firme Weinstein ! L'heure est grave pour le croquemitaine, car en vue des résultats catastrophiques des dernières productions Dimension, Halloween 3D ne verra peut-être jamais le jour. À l'heure actuelle, la Weinstein n'est pas morte. Michael Myers non plus. Alors laissons les choses venir sans regrets : les projets lancés à l'arrache n'apportent jamais rien de bon. Il suffit pour s'en convaincre de voir ce qu'est devenue la saga Saw...
Aut
re nouvelle, Halloween II étale son palmarès de pays conquis. Depuis sa sortie aux Etats-Unis et au Canada le 28 août dernier, la suite du remake envahira l'Europe à compter du 9 octobre pour le Royaume-Uni, le 8 en Grèce et en Slovénie, le 16 en Italie, le 21 en Belgique, et le 22 en Hollande. Plus tard, la Turquie fêtera Noël sous les assauts de Myers, la sortie étant prévue le 25 décembre. Enfin, l'Argentine découvrira le film de Rob Zombie le 7 janvier 2010, et le Brésil une semaine plus tard. Qu'en est-il de la France ? Eh bien il reste à savoir quel distributeur a acheté les droits du film pour le projeter chez nos voisins belges, pour espérer ainsi avoir droit nous aussi à une sortie en salles de cinéma pour le 21 octobre 2009. Affaire à suivre...

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 12:20

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 07:45

Halloween III - Novélisation de Jack Martin (partie 1/2)

Halloween III - Novélisation de Jack Martin (partie 1/2)
Sous le pseudonyme de Jack Martin, Dennis Etchison, déjà auteur de la novélisation de Halloween II, s'attèle cette fois à celle d'Halloween III - Season of the Witch. La force de cette nouvelle de 230 pages repose sur un atout majeur : elle est basée sur le scénario de Tommy Lee Wallace, et non sur le film qui en découle. La trame reste bien évidemment la même, mais sera enrichie de séquences inédites ou alternatives au film sorti au cinéma. Ironie du sort : le film a été un échec, mais le livre de Jack Martin est devenu un best-seller l'année même où le film est sorti.

L
a nouvelle commence par un prologue inédit dans le métrage : le docteur Dan Challis est assis seul à une table dans une pièce de l'hôpital. Plongé dans le noir le plus total, il rumine et pense à ses enfants. La nurse Agnès entre dans la pièce, au risque de le déranger, et entame une conversation avec lui. Cette conversation sera parasitée par le jingle criard des publicités Silver Shamrock à la télévision, provoquant déjà la colère du docteur. Malgré cela, Challis se confiera à Agnès sur les trépas de sa vie et de l'ambiance épouvantable qui règne entre lui et son ex-femme Linda depuis leur divorce. Parler à Agnès, plutôt que de se lamenter au-dessus d'un bock de bière. Par cette séquence, le livre s'appuie davantage sur l'amour que Dan porte à ses enfants que le film sorti en salles. Ravagé par la fatigue et par l'alcool, Dan Challis n'en est pas moins un père aimant, un travailleur hors-pair, mais malheureusement aussi un homme dépressif qui pense être aux dernières années de sa vie. Agnès au contraire tente de le ranimer, d'éveiller en lui cet amour qu'il porte à Bella et Willie. Elle croit en ses possibilités, et compte sur son courage. Lui rappelant que ce soir est l'occasion pour lui de voir ses enfants, celui-ci décide de leur trouver un petit présent à leur offrir à son arrivée au domicile « conjugal ». Le chapitre premier du livre sera donc une autre séquence inédite : celle durant laquelle Challis s'arrête dans un petit store de la ville pour y trouver les fameux cadeaux. Hésitant d'abord à acheter les paires de baskets tant désirées par Bella, finalement trop chères, puis guidé vers les masques Silver Shamrock à cause de l'intervention inopinée d'un bambin mal élevé dans le store, Challis optera finalement pour deux sous-produits qu'il se rassurera de trouver moins commerciaux et plus originaux que les célèbres masques que tout le monde s'arrache. Petit détail au sujet des masques Silver Shamrock : on apprend qu'ils sont vendus 2,90$ la pièce, une bouchée de pain qui participe à son succès, éradiquant toute logique selon les adultes, qui ne comprennent pas comment un produit d'aussi grande qualité puisse être vendu à un prix aussi dérisoire.

Ces
deux premières séquences, absentes dans le film, sont le fil conducteur des pensées de Challis. Tout le livre étant présenté selon son regard. Aussi fait-il l'accent sur l'aspect frigide et surguidé du monde d'aujourd'hui (de 1982 devrais-je dire), estimant que les gens perdent de leur humanité, se plient à la consommation de masse, quittes à devenir des machines. Une bien belle entrée en matière, aux vues des phénomènes auxquels Challis sera confronté par la suite dans l'usine de masques de Conal Cohran.
Le livre mèn
e ensuite à l'unique confrontation physique entre Dan et Linda, lorsque celui-ci offre les masques à ses enfants déçus. Parallèlement, l'intro présentée dans le film avec la course-poursuite entre Harry Grimbridge, le père d'Ellie, et les droïdes de Cochran est absente dans le livre. Seule l'arrivée d'Harry à l'hôpital amènera à l'intrigue principale du livre.

Quelques pages plus tard, un nouvel élément flagrant vient aider le livre au détriment du film : les sentiments de remord ressentis par Challis suite à la mort d'Harry. Non pas que l'interprétation de Tom Atkins dans le métrage de Tommy Lee Wallace soit dépourvue d'intensité, mais quoi de mieux que les lignes d'un auteur de talent pour retranscrire avec force les émotions des personnages. C'est pourquoi Challis évitera dans un premier temps d'aborder Ellie, alors que le film pouvait laisser croire à un certain manque d'empathie du docteur face à la tristesse de la jeune fille. Dans le livre, il est indiqué plus explicitement que Challis fut présent aux funérailles d'Harry. Appelant chez lui pour proposer à son ex-femme de la voir le lendemain au lieu du jour-même comme cela était prévu, Challis est sévèrement disputé par Linda, qui l'accuse une nouvelle fois d'être inattentif à leurs enfants.

Toujo
urs dans le registre de l'émotion, la séquence du film où Ellie emmène Dan dans le store de son défunt père pour lui présenter les premiers résultats de son enquête est prolongée par l'arrivée d'un enfant demandant Harry Grimbridge. Ellie est s lors bien obligée de répondre qu'Harry est « absent », l'enfant insiste alors pour savoir où il est passé. Challis prend les choses en main en indiquant à l'enfant que le store est fermé, ce à quoi l'enfant répond qu'il faut vite que Harry revienne, car c'est bientôt Halloween. Cet élément expose les liens très forts entre Harry et les enfants du quartier, et ne fait que convaincre davantage encore Ellie de trouver ce qui a empêché son père de revenir de Santa Mira avec les fameux masques que tous les enfants attendaient tant.

La
suite est similaire au film, dans les grandes lignes. L'arrivée à Santa Mira, l'étrange accueil des habitants trop curieux, l'arrêt au motel de Rafferty, le débarquement de la famille Kupfer et de Marge Guttman, et enfin, l'amourette naissante entre Ellie et Dan. Quelques différences interviennent dans l'ordre où tous ces personnages se croisent et abordent leurs premières conversations. La croisant au moment où il décidera de chercher à boire au store le plus proche, Challis discutera avec Marge au sujet du masque abîmé (dans le film, c'est à Ellie qu'elle parle de cela). Cette conversation découlera sur quelques premières interrogations capitales sur l'assemblage qui compose le masque, et surtout la pastille semi-électronique Silver Shamrock qui l'accompagne. En partant, Marge demande à Dan (qui s'est déjà présenté comme « Mr Smith »), de lui acheter des piles. Elle tient à découvrir ce que cache cet étrange support électronique avant sa rencontre avec Cochran, prévue le lendemain. Au passage, contrairement au film, aucun couvre-feu ne vient mettre en suspend le peu de vie qui règne à Santa Mira. Ce qui explique pourquoi le store reste ouvert aussi tard au public ce soir-là. De plus, après sa rencontre avec le clochard local, Tom aperçoit distinctement deux hommes le suivre, mais pense qu'il s'agit également d'habitants tenant à se trouver à boire dans le coin. Enfin, la mort du clochard est implicite et ne sera révélée que plus tard dans le récit.

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 18:40

Modifié le samedi 26 septembre 2009 16:45

Halloween III - Novélisation de Jack Martin (partie 2/2)

Halloween III - Novélisation de Jack Martin (partie 2/2)




La nouvelle
Halloween III - Season of the Witch si tire du lot avec la mort de Marge Guttman. Explicite dans le film avec le rayon lui anéantissant le visage, elle ne se décrit ici qu'à travers la découverte du corps par Challis. En effet, Ellie et le docteur entendent à deux reprises du bruit dans la chambre 3 et s'inquiètent pour Marge. Challis demande à Ellie de rester à l'extérieur. Bien lui en faut, à la vue du carnage régnant dans la pièce. Textuellement, le moment est très fort :

«
Avec les années, Challis a eu de nombreux cas de patients aux urgences. Il a vu des corps charclés dans des collisions, des crânes explosés comme des coquilles d'½ufs, des torses ouverts par des coups de couteaux, des visages réduits en purée, des organes gluants glissant entre ses mains. Oui, il a vu toutes ces choses, et bien plus. Il a assisté à des autopsies complètes et même à une opération à c½ur ouvert. Un jour, à l'école médicale, il a disséqué un cadavre.
Mais une chose
pareille, il n'en avait jamais vu.
»

Ainsi,
contrairement au film, c'est Dan Challis qui découvre le cadavre de Marge, son visage explosé, ses yeux gorgés de sang, sa bouche ouverte, distendue même, comme si une force surnaturelle lui avait brisé la mâchoire. En se penchant au-dessus d'elle, il entend un petit bruit émanant de sa gorge. Et c'est une énorme araignée noire et des ½ufs que Dan y découvre. Epouvanté par ce spectacle, il sort rejoindre Ellie et tente de la calmer, avant d'alerter la famille Kupfer. L'arrivée de Cochran va semer encore plus de trouble dans l'esprit de Challis. Lorsque Marge est transporté dans le véhicule de Cochran, ce dernier a beau indiquer qu'elle va être conduite dans son usine, où il possède tout le nécessaire pour des soins de premières urgences, Challis relève tout de suite qu'aucun respirateur ni aucun équipement médical ne vient subvenir aux besoins que nécessiterait une personne dans l'état de Marge Guttman. C'est alors qu'il remarque la présence d'un autre corps dans le véhicule. Il y note également un détail troublant lorsqu'il cherche à voir le visage de cette personne. « Ce qui clochait avec la tête de cette personne est qu'il n'en avait pas ». Voilà comment le lecteur découvre le sort du clochard cité quelques paragraphes plus tôt.

Quelqu
es autres différences entre le film et le recueil :

Pendant la visite de l'usine par Challis, Ellie et la famille Kupfer, on apprend un autre détails sur le commerce des masques Silver Shamrock : 50 millions de masques auraient déjà été vendus pour les fêtes d'Halloween. « 50 millions de masques sur 50 millions de têtes d'enfants ! », s'écrira même Buddy Kupfer, invité spécial de Cochran pour avoir été le plus grand vendeur de masques cette année. Il recevra même des mains du sorcier un trophée spécial et une enveloppe contenant 5.000$.

• En tentant de s'échapper des mai
ns des droïdes ayant déjà capturé Ellie, Challis parvient à appeler son fils d'une cabine téléphonique. Il lui somme de ne pas porter les masques Silver Shamrock le soir d'Halloween. C'est alors que son ex-femme s'empare du téléphone et lui maugrée que tout ceci n'est que de la jalousie. Selon elle, il ne supporterait pas l'idée que ses enfants la préfère à lui.

• Durant la phase de Test A, de
s détails sur la mort de Buddy Junior rendent le texte d'autant plus effrayant. Flanqué de lucidité face à l'horreur qui défile sous ses yeux, Buddy se tourne et hurle vers la caméra. Il maudit alors Cochran et le traite de menteur et d'assassin. Derrière la retransmission de la caméra, Cochran jubile face au spectacle, alors que dans le film il reste particulièrement stoïque.

• Pour se libérer du piège de Cochran, Challis ne détruit pas le téléviseur à coups de pieds comme dans le film, mais en lançant contre l'écran la pastille Silver Shamrock qu'il avait ramassé dans la chambre de Marge Guttman. Le film diffusé à la télé à ce moment-là n'est pas explicitement cité.

• Pour convaincr
e les chaînes de télévision d'arrêter le programme en cours, Challis prétend que le spot Silver Shamrock est une bombe dont il est lui-même l'auteur. Perdu et épouvanté par le fait que la 3e chaîne persiste à diffuser le spot, Challis hurle dans le combiné, s'adressant à la fois à l'opérateur en ligne, mais aussi à Linda, Bella et Willie, comme s'il les avaient au bout du fil. Une énième fois, le personnage de Dan Challis aura été davantage marqué par le sort de sa famille que ce qui aura finalement été retranscris dans le film.

L'ultime
changement de la nouvelle par rapport au film est capital : il s'agit de la destinée d'Ellie. Si la force fantastique de cette partie est passionnante dans le livre, force est de reconnaître qu'elle n'aurait peut-être pas aidé à rendre le film plus convaincant si elle avait été respectée. Prisonnier de Cochran, Challis demande à voir Ellie. Le sorcier se rend alors dans la cellule où est retenue la jeune fille. Challis assiste à une retransmission sur un écran de télévision. Cochran entre dans le cellule, et parle à Ellie, la baptisant « petite fille ». Ellie répond à Cochran avec une voix d'enfant, l'appelant « papa ». Cochran lui offre un masque de sorcière Silver Shamrock, avant de retourner avec Challis. Lorsque celui-ci lui demande ce qu'il a fait à Ellie, Cochran lui répond : « Vous l'avez perdue, Dan. Ellie a 6 ans. Aujourd'hui et à jamais. Un âge superbe vous ne trouvez pas ? L'âge que j'ai décidé qu'elle aurait. L'âge parfait pour une victime ».

Plus tard, après qu
e Challis ait réussi à se libérer de ses liens et secouru Ellie, c'est elle qui causera la fin de Cochran. Du haut de la salle des opérations, elle appellera Cochran « papa », attirant l'attention du sorcier. Celui-ci tente alors d'attirer Ellie à se tuer en sautant de l'estrade : « Viens ma chérie, saute ! Papa te rattrape ! ». Mais Ellie dit vouloir d'abord libérer le petit oiseau (rappelons-nous qu'elle agit comme une enfant de 6 ans), et sort une pastille Silver Shamrock d'un carton avant de le lancer dans les airs. Activé accidentellement par les droïdes justes près à la diffusion du spot commercial-test, le badge explose au contact du sol. Cochran est décontenancé. Ravie de cet effet, Ellie dit alors vouloir « libérer tous les oiseaux » et élance alors tout le contenu du carton, provoquant l'anéantissement des robots, et la mise en route du phénomène de rayon de la pierre de Stonhedge. Cochran est tué durant l'explosion de la salle des opérations.

Plus tard
encore, le sort d'Ellie rejoint celui du film, lorsqu'après plusieurs minutes de silence, celle-ci se retournera contre Challis comme les droïdes sous les ordres du défunt sorcier.

*

Halloween III - Season of the Witch est donc une nouvelle passionnante, autant par ce qu'elle contribue à apporter au film que par la façon dont elle se distingue du métrage. Le livre, édité chez Star dans un format de poche en 1982, a été réédité en 1984 pour faire face à son énorme succès. Aujourd'hui complètement épuisé, ce recueil est une pièce rare qui se vend à près de 150$ sur internet (son prix d'origine est d'à peu près 4$). Une ½uvre finalement aussi chère et réputée que les trois masques Silver Shamrock. Un objet collector que les fans convoitent envieusement !

(photo ci-contre : ZeShape et son exemplaire du recueil de Jack Martin)

# Posté le samedi 26 septembre 2009 16:27

Modifié le samedi 26 septembre 2009 16:43

Halloween 3D - Réalisateur et scénariste confirmés

Halloween 3D - Réalisateur et scénariste confirmés
Une chose est sûre : Halloween 3 n'aura pas le temps de s'accaparer de trop de rumeurs foireuses. Prévu pour une sortie sur les écrans américains dès l'été 2010 (après que les producteurs aient envisagé une sortie direct en DVD), le film valide déjà les choix imparables de réalisateur et de scénariste, Rob Zombie ayant décliné l'offre express des studios (sur le déclin) de la Weintsein. C'est donc chose faite : Halloween 3D sera mis en scène par Patrick Lussier (Dracula 2001) et écrit par son acolyte Todd Farmer, déjà scénariste de Meurtres à la Saint-Valentin 3D mais aussi de Jason X (2002), Les Messagers (2007) et The Messengers 2 : The Scarecrow (2009) et de la future adaptation du terrifiant jeu vidéo Clock Tower (2010). Le tournage du film devrait commencer cet automne, à une date encore non finie. Il n'y a, à l'heure actuelle, aucune nouvelle quant au retour d'acteurs issus des précédents épisodes.

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 18:00

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 18:23

Halloween 1 - Worldwide Power

Halloween 1 - Worldwide Power
Tourné en 21 jours, Halloween a été très longtemps le film le plus lucratif du cinéma américain. Il a été détrôné en 1999 par Le Projet Blair Witch.

Sur la seule année 1978, Halloween a rapporté plus de 47.000.000$ sur le seul sol américain, pour un budget estimé à 320.000$. Un banco pour un film sorti un 25 octobre ! Distribué à travers le monde, le métrage de John Carpenter a empoché un total de 60.000.000$ de recettes au début de l'année 1979.

Nominé en 1979
dans la catégorie du meilleur film d'horreur avec Magic de Richard Attenborough, Piranha de Joe Dante et The Medusa Touch de Jack Gold (tous trois de 1978), Halloween a du s'incliner toutefois au profit de The Wicker Man (1973), réalisé par Robin Hardy.

La Nuit des Masques a débarqué en France le 14 mars 1979, devenant ainsi le premier pays européen à faire découvrir le film à son public. Le film resortira dans certaines salles parisiennes à l'occasion de son 20e anniversaire le 27 octobre 1999, après avoir été la même année un des objets du Festival de Cinéma de Rennes.


(sources : IMDb - affiche : réalisation d'un fan)

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 17:57

Halloween 3D - Bonne pioche ?

Halloween 3D - Bonne pioche ?
Peu considéré à ses buts en tant que réalisateur (Prophecy 3, Dracula 2001 et ses deux séquelles, La Voix des Morts 2 : La Lumière), Patrick Lussier, ancien éditeur de Wes Craven sur la trilogie Scream, a atteint la consécration avec le remake de Meurtres à la Saint-Valentin 3D en 2009. Le voilà donc en pourparler avec la Weinstein Compagny pour mettre en scène le 3e opus de la nouvelle saga Halloween, en 3 dimensions évidemment.

(sources : bloody-disgusting et aceshowbiz.com)

# Posté le lundi 14 septembre 2009 06:15

Les Descendants de Michael Myers - Volume 28 : Scarecrow

Les Descendants de Michael Myers - Volume 28 : Scarecrow
Un pantin, un zombie, un bonhomme de neige, alors pourquoi pas un épouvantail ? L'idée en soi n'est pas mauvaise et peut découler sur un excellent slasher. Scarecrow, réalisé en 2002 par Emmanuel Itier, est un film qui cumule en fait bien des records. Dans le désordre, je vais d'abord citer celui de la pire mise en scène. Itier aurait tout appris chez Brian Yuzna lorsque celui-ci réalisait Le Dentiste. Et bien le novice n'a rien retenu puisque Scarecrow semble filmé avec les pieds et monté avec les dents. Ensuite, traitons de l'histoire, car ça ne sera pas long : Lester Dwervick est un crétin souffre-douleur qui est tué par le gros couillon qui se tapait sa mère. Le jeune se réincarne en un épouvantail issu d'une vieille malédiction et décime autant ses bourreaux que des victimes sélectionnées sur le vif. Une misère sans nom. Et ils se sont quand mis à quatre pour écrire un aussi mauvais scénario ! Parlons ensuite des acteurs, bien que le terme soit déjà très flatteur. Lester est interprété par Tim Young qui a joué dans... Camp Blood. Tiffany Sheppis est la jeune héroïne blindée à l'héroïne, issue de Bloody Murder 2 et d'une flopée de productions Z souvent peu vêtues... Enfin, au générique on croise aussi Richard Elfman, le frère peu doué du surdoué compositeur Danny Elfman. L'amateurisme complet du métrage jure en fait terriblement avec le look génialissime de l'épouvantail, proprement effrayant. Malheureusement, celui-ci sort des vannes plus foireuses que Freddy Krueger et Jack Frost réunis, et se déplace en faisant des sauts périlleux. On nage en plein délire. Le Scarecrow (interprété par Todd Rex dans les deux premiers opus de la saga) ne fait donc en fait plus très peur dès qu'il entre en action, l'objectif est donc complètement raté. Les situations sont réchauffées au point de coller au fond de la casserole. Les meurtres sont expédiés vitesse grand V. Une honte, comparée à l'interminable attente de voir le tueur déambuler. Le final, torché (c'est le cas de le dire) à la va-vite, nous consterne de façon bien puissante avant l'ultime blague qui fera hurler de rire le spectateur : le film (réalisé en 8 jours) se dit s'inspirer du cinéma de Dario Argento, John Carpenter, Wes Craven, Brian Yuzna, Lucio Fulci et autres maîtres du genre.

Mais
il y a pire que Scarecrow. Croyez-le ou non, c'est Scarecrow 2. En fait, il s'agit du même film, mais avec des effets spéciaux. Le résultat est à vomir. Le responsable de cette séquelle (qui en laisse de graves au spectateur, d'ailleurs...) est David Michael Latt (Killers 1 & 2), un habitué des sous-genres aux titres opportunistes (Transmorphers, The Terminators, Halloween Night, ou encore AVH : Alien Vs Hunter et autres plagiats rase-bitume). Notre épouvantail revient cette fois pour anéantir une nouvelle brochette d'acteurs niais et soporifiques, dont Tony Todd (Candyman, Destination Finale) sans doute sous sédatifs lorsqu'il a signé pour jouer dans une telle daube. C'est à la suite d'un meurtre involontaire que l'épouvantail renaît de ses cendres (avec comme par hasard la même déguaine que le film précédent) et renoue avec sa faucille vengeresse, cette fois pour s'amouracher d'une jolie demoiselle en détresse. L'épouvantail tentera le tout pour le tout pour nous surprendre, en tuant avec un épi de maïs, en collant une tête contre une plaque de cuisson, en épinglant la tête d'une prof contre son bureau, ou en arrachant salement à main nue le coeur d'un Dom Juan devant sa copine qui s'essaye du coup au taïkwendo du pauvre. On atteint les sommets de la consternation. Et Scarecrow Slayer s'enlise dans la redite comme son prédécesseur. On esrerait en rester là, et pourtant, certains ont des sous et du temps à perdre pour mettre en chantier un troisième opus : Scarecrow Gone Wild, réalisé par Brian Katkin (acteur dans Hatchetman, encore un chef d'eouvre dans le genre...). Mais, allez savoir pourquoi, je n'ai pas eu le courage de me lancer dans cette nouvelle aventure. Après tout, faut pas non plus abuser des bonnes choses...

Bande annonce de ScarecrowBande annonce de Scarecrow Slayer
Bande annonce de Scarecrow Gone Wild (en allemand, ce qui rend la chose encore plus... terrifiante !)

Les Descendants de Michael Myers - dans le même genre : Camp Blood

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 02:41

Modifié le lundi 14 septembre 2009 20:27

Dossier Halloween III -Archives Secrètes (7ème partie/10) : 2007, la bête noire s'impose

Dossier Halloween III -Archives Secrètes (7ème partie/10) : 2007, la bête noire s'impose
Dès sa sortie, en 1982, Halloween III a déçu. Avec le temps, et surtout à partir du moment où Halloween 4 déboula en salles 6 ans plus tard, Halloween III fit figure d'intrus, d'accident, au milieu d'une saga décidée à se concentrer sur le personnage de Michael Myers.

2007 fut toutefois l'année qui permit au film de sortir du lot, grâce à un chamboulement dans les consciences. Cette année-là, le remake du film original fut mis en chantier. Les fans se sont d'abord violamment soulevé contre ce projet, estimant que le film de John Carpenter se suffisait à lui-seul, et qu'il ne méritait pas une relecture moderne et vulgaire. Ce penchant pour les films d'époque et les arguments vantant les originaux permirent un volte-face au sujet d'Halloween III, profondément ancré dans cette époque particulière, où l'ambiance et le suspense surpasse les effets graphiques et le gore. Halloween de John Carpenter, Halloween II de Rick Rosenthal et Halloween III de Tommy Lee Wallace ont vu leur côte exploser dans les forums portés sur le sujet classique et récurrent du "c'était mieux avant". Les internautes, fans ou non de la direction qu'avait pris Halloween III ont tout de même reconnu que la mise en scène de Tommy Lee Wallace était très proche de celle de Carpenter, que le suspense était distillé de la même manière, et que Halloween III appartenait définitivement à cette ère carpenterienne si chère au cinéma de genre.

2007 marquait aussi le quart de siècle du film. Halloween IIItait ses 25 ans avec la re-sortie de la bande originale du film, signée John Carpenter et Alan Howarth (voir détail de ce disque en cliquant ici). À nouveau, la considération portée au film gagnait du terrain. Cette fois pour sa musique. Alan Howarth, à l'origine de cette réédition, tenait à ce que les avis sur Season of the Witch changent. Qu'il soit réputé pour ce qu'il est et non ce qu'il représente aujourd'hui. Halloween III est un film en soi, un métrage à part entière qui ne mérite pas son statut d'intrus sous prétexte qu'il ne suit pas une continuité encore inenvisagée à l'époque.

Les dérivés du film et les projets le concernant devinrent moins tabous. Halloween III allait aussi devenir le sujet d'un panel lors de la Convention des 30 ans de la saga à Pasadena, réunissant pour cette occasion le réalisateur Tommy Lee Wallace, les acteurs Tom Atkins (Dan Challis), Stacey Nelkin (Ellie Grimbrigde) et Dick Warlock (l'assassin), et le compositeur Alan Howarth. Plus de secrets pour les fans venus à cette occasion de lever le voile sur le film. À l'heure où une nouvelle ère s'offrait à la saga, Halloween III se distinguait enfin comme la tentative de renouveau qu'il tenait à être à l'époque.

Les trois masques d'Halloween III ont failli ressortir dans le commerce pour le mois d'octobre de 2007, l'idée épatante émanant des studios Don Post et Silver Shamrock Novelties. Mais les droits liés au film ont empêché la commercialisation à grande échelle des dits-masques. Et ceux-ci se retrouvent donc uniquement dans certains magasins spécialisés aux Etats-Unis et à des prix exorbitants sur la toile, prouvant d'un côté le statut culte qui n'a jamais échappé du film.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 14:20

Modifié le lundi 07 septembre 2009 09:04

Halloween 3D - De la suite (prétexte) dans les (mauvaises) idées

Halloween 3D - De la suite (prétexte) dans les (mauvaises) idées
Une décision hâtive ne donne jamais grand-chose de bon. Et dans la saga Halloween, cette règle s'est vérifiée plusieurs fois, mais n'a toujours pas l'air d'avoir servi de leçon aux producteurs. Après les mises en chantier express d'Halloween 5 (1989) et d'Halloween Resurrection (2002) menant aux carnages financiers que nous connaissons, les producteurs de la saga Halloween (en tête Malek Akkad et les frères Weinstein, dirigeants de la firme Dimension) ont dors et déjà opté pour une nouvelle suite au remake, pour une sortie prévue l'été prochain. Souvenez-vous qu'à l'époque déjà, le remake d'Halloween devait être le premier pilier d'une trilogie. Un élément par la suite réfuté. Fait étrange, l'idée d'un troisième Halloween aujourd'hui n'est pas né du succès du 2, qui vient à peine de sortir aux USA, mais par le fait que Destination Finale 4 3D, sorti le même jour, casse la baraque à travers le monde. Pas de surprise, donc : Halloween 3 sera tourné en relief. Bien que les films d'horreur en relief ont la côte actuellement (Meurtres à la Saint-Valentin et les futurs Piranhas, Saw VII et Donnie Darko 3), le phénomène reste à étudier, car toujours au stade expérimental (le public se lassera-t-il ?), ce qui pousse les projets 3D à se presser le citron pour sortir en salles avant l'épuisement éventuel (et surtout total) de cette mode. Halloween 3D se jette donc de l'idée folle de débouler au cinéma en août 2010. Rob Zombie se détache bien évidemment du projet. Les élements glissants viennent aussi du fait qu'aucun acteur des deux opus précédents n'est actuellement tenu par contrat de participer à cette nouvelle épopée.

Un
film, c'est un budget, un scénario, des acteurs, une équipe... Tenir de pareils délais relève d'un sacré effort (que seule la saga Saw maintient à ce jour). Halloween 3 en 3D suit donc l'idée prétexte de son 3 (comme le firent à leur époque et au détriment du moindre scénario Vendredi 13, Les Dents de la Mer, Amityville pour citer les pires, et L'Âge de Glace et Toy Story pour s'appuyer sur d'autres genres, chacun nouant avec le succès qu'il méritait, c'est à dire ou aucun pour les premiers ou une issue commerciale écoeurante pour les autres). Halloween 3 en 3D suit-il donc l'idée purement commerciale de Destination Finale 4 ou tient-il à exploiter un peu plus l'univers dépeint jusqu'à lors par Rob Zombie ? On peut en douter, considérant aussi les nombreux problèmes financier d'une firme sur le déclin (La Weinstein Compagny peut se noyer à tout instant suite à ses nombreux déboires, malgré le succès d'Inglorious Basterds). Mais si on se tient à la deuxième hypothèse, considérons aujourd'hui qu'Halloween s'est sorti de la notion de remake grâce aux éléments inédits d'H2, et qu'un troisième opus peut encore apporter sa pierre à l'édifice de Michael Myers.
L'
avenir nous le confirmera...

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 13:06

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 13:21